Mon Ange
C'était un soir d'hiver
Et le ciel grand ouvert
Était si lumineux...
Mais soudain une éclipse, une violente éclipse
S'abattit sur mes jours
Mon âme fut déchirée, mon c½ur mis en lambeaux,
Le réel disloqué
J'aurais voulu lutter pour remonter le temps,
Mais le courant trop fort m'entraînait sans pitié
Loin des derniers instants où nous étions ensemble
J'aurais voulu lutter et retenir ta main.
Si j'avais pu prévoir...
Tu es si loin de moi, et pourtant si présent,
Moi qui me nourrissais de ta voix chaude et douce,
De ton grand sourire clair et de ta joie de vivre
Je suis seul à présent,
Ta place près de moi est vide chaque jour
Et pourtant je t'attends
Tes chansons orphelines patientent sans y croire
Et je reste affamée, l'âme vide, le pas lourd, le regard triste et lent,
Rongée par l'impuissance
Où pourrais-je trouver le désir et la force?
Peut-être au fond du puits dans lequel je m'effondre
Je suis exténuée et j'ai besoin de toi
Apporte-moi mon frère tendresse et réconfort
De ton monde d'amour au-delà de la mort,
Que ton murmure m'inspire, révèle ta présence
Quand je dois traverser les orages de la vie
Aide-moi je t'en prie
À ouvrir grand les yeux dans ce monde sans répit.
Si seulement j'étais forte...
Nos blagues et nos rires, nos poursuites bruyantes
Nos soirées dans ta chambre à parler de la vie
En écoutant les notes de musiques choisies
Jusqu'à ce que sans bruit
Le sommeil nous surprenne
Tous ces moments qu'ensemble
Nous avons adorés,
Ont-ils toujours un sens?
Fais que nos souvenirs me renforcent toujours
Au lieu de m'affaiblir
Était-ce le destin ou n'était-ce que malchance?
C'était un soir d'hiver,
Et le ciel grand ouvert était trop lumineux
Ah les beaux jours me manquent!
Mais viendra le moment où le ciel s'ouvrira
Encore et pour toujours, lumineux et glorieux
Et tu m'accueilleras
Mais d'ici là mon frère, garde-moi une place
Là-haut auprès de toi
Je t'aime
Ta soeur colomba

